Tous, presque tous, nous avons appris à maltraiter notre être intérieur. Au fil des années, nous nous sommes surtout entraîné à ne pas écouter nos aspirations enfouies. Concentré sur nos objectifs concrets – parer au plus pressé, trouver un partenaire de vie, s'occuper des enfants, répondre aux attentes des parents, des amis, des patrons, des collègues, etc... - nous avons préféré étouffer ces élans profonds mais ténus qui murmuraient au fond de nous. Si nous les avions écoutés, nous aurions sans doute entendu ceci : « je ne vais pas bien. Je suis privé de choses qui comptent pour moi. J'ai besoin de plus de beauté, de générosité, de joie, de tendresse, d'intégrité. Il n'y en a pas assez... j'en souffre vraiment... »
C'est plus facile de faire la sourde oreille, au profit d'un autre coup de fil, d'un d'autre e mail, d'un autre film, d'une autre bouteille de vin, ou bien d'une cigarette.
N'importe quoi pourvu que l'attention ne se pose pas sur cet animal intérieur insatisfait.
Et lorsqu'il se manifeste par une sensation de déplaisir, nous avons tendance à nous énerver
« qu'est ce que je fais dans cette galère ! »
Le mantra naïf de « La pensée positive », il est plus sage de penser avec un esprit réaliste : le plus important c'est de toujours espérer le meilleur mais d'être préparé pour le pire (D.Spiegel)
L'idée d'une lente déchéance vers la mort nous terrifie aussi parce qu'elle nous condamne à être terriblement dépendant des autres au moment même où nous n'avons plus rien à leur offrir.
Pourtant, au cours des derniers jours de notre existence, nous aurons à accomplir une des plus grandes tâches de transmission de toute notre vie...
Quand notre propre tour viendra, Nous devons montrer comment se préparer, comment dire au revoir, comment cultiver un certain calme et nous nous sentirons prêt et soutenu pour cette ultime étape de notre vie.
On entend souvent dire d'une personne foudroyée par un infarctus qu'elle a eu une « belle mort », pourtant c'est une fin qui nous prive de toute possibilité de préparation, d'échange, de transmission, ce n'est pas celle que je me souhaite.
Aujourd'hui le mot cancer n'est plus synonyme de mort, mais il évoque son ombre, c'est l'occasion de réfléchir à sa vie, à ce qu'on veut en faire, c'est l'occasion de commencer à vivre de telle façon que le jour où nous mourrons, nous puissions regarder en arrière avec dignité, avec intégrité.
Oui, il est possible que je meure plus tôt que prévu, mais il est possible que je vivre plus longtemps aussi.
En tout vas, je vais maintenant vivre ma vie le mieux possible. C'est la meilleure façon de préparer ce qui arrivera, quoi qu'il doive arriver...Dss
cliquer ici pour le diaporama de ROME il y avait encore la crêche ! bonne visite